J’ai avalé mon histoire comme j’ai mangé la tienne, Poète, Sculpteur ou Peintre d’éternité au présent… Quel repas, dis-tu, avons-nous partagé ? À quand, et avec qui , le prochain ? On verra... On lira ... | Marie-Thérèse PEYRIN - Janvier 2015
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juin 2022

ETAT DES YEUX | JUIN 2022 | La vue baisse mais le regard boit la lumière

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Le Temps des Cerises est passé... le cerisier du jardin a été coupé... reste l'image d'une récolte passée... Année faste... Petites acides vaillantes disputées aux oiseaux... Non ! Tiens, elles sont plus grosses cette année là... Tu les vois là ?... Feuillage abondant et rafraîchissant... Au soleil on ne stagne pas... On implore vite l'ombre de l'arbre...Il faut regarder en haut à l'échelle des convoitises... Pour se faire des boucles d'oreilles... On garde son panier perché à une branche opportune... Crochet de fer artisanal... Sagesse des campagnes... Utilité des matières... Sens pratique économie des moyens... La générosité foncière de la Nature... Nos gaspillages anxieux... On va faire des bocaux cette année... Faire bouillir l'eau dans la lessiveuse... Les bocaux gavés de fruits au milieu de la vapeur...Aujourd'hui on congèle...  Il y a longtemps qu'on ne fait plus de bocaux pour l'hiver... Les cerises à l'eau de vie souvenir d'enfance... On les appelait les griottes ce n'étaient pas celles-ci. Retrouver l'arbre qui les fabriquaient ? Les Vergers familiaux sont devenus rares... En ville , les jardins sont collectifs et gérés localement... On n'a pas le temps de soigner les arbres à fruits... On les plante en nombre armée massive de fantassins... Dans les vallées près des fleuves...La loi de sélection naturelle a été déviée... Planter un noyau n'importe où ne fait plus de miracle... Les plus beaux cerisiers sont au Japon... Parce qu'on les aime davantage... Photos de pluie de pétales... Neige que racontent les Haïkus... Souvenir d'une statuette en plâtre peint , environ quatre-vingt centimètres de haut... Un petit voleur de cerises... Il était dans un grenier... sa tête coupée à proximité... Quelqu'un l'a recollée... Figurine nostalgique... Années 20...  Bribes d'images de plus en plus floutée dans la mémoire... La vue baisse mais le regard se déploie... Il boit la lumière... Dehors comme en dedans...


ETAT DES YEUX | JUIN 2022 | Les post-it et l'écoute...

 

PROLOGUE sans DIALOGUE

POST IT DANS UN MONDE DISTORSION FB

Ayant pris l'habitude, le plus souvent possible, d'écouter les vidéos publiées quotidiennement par l'écrivain-éditeur François BON, il m'a fallu trouver une méthode pour tamiser ses mots, comme on le ferait d'un fond de rivière ou de gravière  pour obtenir du sable un peu plus doux au contact. On dira, pour faire vite, car c'est le genre de la maison-gare pour speeder à Tiers-Livre, que mes notes de la semaine dernière, sur des post-its vert-pomme fluo, collés en paperolles les uns au dessous des autres  (j'attrape ce que j'ai sous la main...) seraient mes galets d'argile fragiles inégaux, devenus porteurs de sens et pourvoyeurs d'informations précieuses. Moyennant un abonnement mensuel, je bénéficie d'un accés niveau 3 et de la technologie moderne pour les conseils de  mise en voix sur le net à partir de la riche expérience du concepteur du site que je remercie !

J'en déduis presque, pardonnez-moi, un poème, ou une fausse liste à la PEREC pour démarrer cette drôle d'aventure sans filet.

 

AUSHA

ALEXA

Podcast ADDICT

choix de la plateforme

ANCHOR

SPOTIFY

PODCLOUD

THOMAN

micro NTG3   500 euros

Zoom F6

RØDE wireless

 " "     go 2

DA VINCI

VLOG

export Wave MP3

AXIOME

Du contenu !

épine à gratter

% intentionnalité

Dans un monde de distorsions

La question de l'intentionnalité...

Solidifier et faire des passerelles

Un Arbitraire

Une histoire de vie

Une nécessité

Exercice Hypnotique

Narcotique

les boules à malaxer

Zone trouble

Le proche et le lointain

qu'est-ce qu'on trouve (creuse) dans l'intérieur de la fatigue

Tester un rythme accéléré...

Un livre en accéléré en 40 jours PDF  FB

L'extériorité à soi-même qui permet la relation à l'écriture

On était sur du funambule

en Art il n'y a pas de hiérarchie

sa nuit est un plein jour

infrangible

liste 62 fois  laisser venir 5 -7 -10

Image + Texte

Qu'est ce que vous voyez ?

Prologue

Pour se connaître

Pas d'enjeu

Les choses familières

Les choses singulières

 

: ||| :

     

   petite  fissure   :::

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                    la tête en bas  ...   écrire tous les jours
                                                                               LÉGENDE
*
           Et maintenant                  débrouille-toi !

 

 

 

 


ETAT DES YEUX | JUIN 2022 | Trop à lire Trop à dire finalement... La vie en dessous...

 

LE PARTAGE Mth Peyrin [c]

C'est un foisonnement qui peut devenir empoisonnement à la longue.  Les mots dérivent comme des bois flottés sur l'écran. Il suffit d'appuyer sur des touches de clavier ou de cliquer sur la petite bosse qu'on appelle souris, clic droit, clic gauche, pour faire apparaître et refouler le tsunami d'informations, de sollicitations, d'invitations au partage numérique... Tout le monde le dit, tout le monde le sait, le grouillement des formes verbales et sonores nous engloutit, nous plonge dans la fascination ( si bien décrit par Pascal QUIGNARD qui rappelle la racine grecque de fascinus  équivalent phallus, rien que çà !), la confusion et l'hébétement, le décervelage ( si bien décrit par Bernard NOËL dans la privation de sens)  la saturation et on continue quand même. On s'enferme corps et biens, bel et bien dans la bulle qui éclate en permanence, on s'enferre dans le faire, faire plus, faire mieux, en plus grand, en plus visible, en plus audible. On écarte les ailes du Désir pour survoler les autres et planer un petit moment en apesanteur, loin des déflagrations humaines. Les sonnailles du désordre s'assourdissent lorsqu'on peut prendre de la hauteur. Sur le sol les murs continuent à parler sous nos pas.

 

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Une petite fille crie dans la cour en bas... la cour d'une maison... c'est mercredi... ce pourrait être moi... avec ce visage dépité d'enfant qui ne comprend pas... qui  attend quelque chose qui ne vient pas, qui ne viendra pas.Elle prend sur elle. Elle verra plus tard. Elle ne crie plus. Où est-elle ? 

 

ANTHOLOGIE BOURRET

 

 


ETAT DE LA VOIX | Juin 2022| La voix intérieure est une fontaine capricieuse

 

 

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Sculpture Agnès BAILLON - Photo Mth PEYRIN à MANTHES ( Archive)

 

Avant d'avoir tant lu, je ne savais pas qu'elle existait "pour de vrai". Je croyais même que c'était une invention d'égoïste, de quelqu'un.e qui éprouvait le besoin de gonfler sa poitrine pour faire comme la grenouille  défiant le boeuf dans la fable célèbre de La Fontaine. Une voix singulière qui éclate au grand jour, sans signe avant-coureur, comme une bulle de chewing-gum rose qui se plaque ensuite sur le visage et fait fermer les yeux. Je n'ai jamais su faire des bulles avec les malabars, c'était un truc des frères, qui aimaient faire des exploits et du bruit. J'aimais jouer au calme et ne me sentais pas de taille à dominer la partie. Je ne savais pas bien tricher ni mentir. J'ai appris peu à peu sans trop de conviction. "Elle ne l'envoie pas dire !"J'aimais et redoutais cette expression qui  signalait le culot et l'insolence répréhensibles. "Arrête de la ramener", en était une autre, tenter de clouer le bec à l'autre oiseau dans la couvée était la routine dans l'enfance. Il fallait que jeunesse se tasse et laisser passer les cris dans la pagaille des familles. Entendre les voix extérieures, leurs clameurs, leurs rires crâneurs et l'extinction progressive de l'excitation collective  faisaient partie du quotidien. Il n'y a qu'à l'école , pendant les devoirs surveillés et l'étude que je savourais le silence. C'est à ce moment là seulement, que je l'entendais. Certains profs disaient pourtant "Forte personnalité" et souvent "Peut mieux faire"... Ma petite voix intérieure, comme un écho tremblotant à la pensée du moment... Mais il a fallu longtemps pour que je la relie à l'écriture et à la faveur de la méditation verbale, cette sorte de passerelle de soi à soi, qui permet de DIRE ce qui tient à corps et à coeur sans trop se dévoiler ni s'en incommoder. La petite voix intérieure n'est que le vecteur immatériel d'une "manière de présence au monde sans avoir l'air d'y toucher". C'est une voix écrite extorquée à l'oral. Se taire en écrivant est une chose qui me plaît. La petite voix est celle de l'enfance conservée.


ETAT DE LA VOIX | Juin 2022| Ecouter Bruno Podalydès et/ou Liliane Giraudon| en regardant (sans son) Marina Abramović et Ulay | Juin 2022

D'une voix à l'autre... D'un regard à l'autre...

D'un corps à l'autre...

Source : Maison de la Poésie  :

1|Rencontre animée par Marie-Madeleine Rigopoulos « Un homme n’est pas tout à fait un homme, ni une femme tout à fait une femme. Les sexes ne sont pas des camps, ni des rives opposées. Les sexes passent l’un au travers de l’autre dans une nuit où les corps échappent aux attributs censés répartir les forces, les symboles, les fonctions ou les rôles. Dans La Nuit des rois, Shakespeare célèbre la nuit carnavalesque des grands retournements. Toutes les évidences tombent. Surgissent d’autres vérités dont l’éclat trouble les miroirs. Hantise des puritains : que tout se réunisse, se mêle, se confonde, s’inverse. » Denis Podalydès

2|Source Jean-Paul HIRCH : Liliane Giraudon Polyphonie Penthésilée - éditions P.O.L - où Liliane Giraudon tente de dire de quoi et comment est composé son nouveau livre "Polyphonie Penthésilée" et où il est notamment question de poésie et de prose, de politique et de genre, de "Romances sans paroles" de Paul Verlaine et d’Arthur Rimbaud, du corps des femmes et d'écriture, de Nanni Balestrini et de téléphone, d'amazones et de cancer du sein, d'Anni Albers et d’Afghanistan, du Poème et de dessins, de Jean-Jacques Viton et de Henri Deluy, à l’occasion de la parution aux éditions P.O.L de "Polyphonie Penthésilée", à Paris le 18 novembre 2021 "elles guerroient les amazones dans leurs petites armures peintes"

        Source TdF Angèle PAOLI  : Polyphonie Penthésilée

3|Source MAC Lyon : En 1986, le Musée d’art contemporain de Lyon invite les pionniers de la performance que sont Marina Abramović et Frank Uwe Laysiepen, dit Ulay. C’est l’opportunité pour les deux artistes de montrer et achever le cycle de performances par lequel ils se font particulièrement remarquer et connaissent une reconnaissance internationale : Nightsea Crossing. 

 

        Source : AMELIE MAISON D'ART  galerie d'aujourd'hui

En 2010, Marina Abramović est au coeur d’une importante rétrospective que lui consacre le MoMa à New York. C’est l’occasion pour elle d’imaginer et de créer une nouvelle performance solitaire intitulée The Artist is present. Immobile, assise à une table et Marina Abramović invite le public à s'asseoir face à elle et à soutenir son regard. L’artiste reste assise 736 heures et 30 minutes, un exploit d’endurance physique et mentale. Voyant passer devant elle près de 750 000 personnes, elle demeure impassible tout au long de la performance, jusqu’à ce que son grand amour de jeunesse, Ulay, qu’elle n’a pas vu depuis plus de vingt ans, prenne place face à elle… En pleurs mais obligés de garder le silence, ils ne peuvent s’empêcher de se rapprocher pour se tenir les mains, mettant quelques instants la performance de côté. Un moment d’émotion intense, où l’imprévu de la vie prend le dessus sur la performance artistique. Peut-être l’un des instants les plus émouvants de l’histoire de l’art contemporain et conceptuel. Voici la vidéo, on vous laisse juger par vous-mêmes :

 


ETAT DE LA VOIX | Juin 2022 | Lire dehors un texte tout juste acheté en librairie | Voir si ça tient dans la voix | Audio N°1 les gens qui luttent de jean marc flahaut

texte de jean.marc flahaut 

sans oublier les dessins de fannie loget

 

 

LES GENS QUI LUTTENT jean marc  flahaut fannie loget


Exemplaire N° 1087 fait main le 24.01.21

Editions les Venterniers * collection "les gens"

 

ÉCOUTEZ VOIR !

cliquer sur le titre ci-dessous

pour ouvrir l'enregistrement

MP3 au téléphone

 

Les gens qui luttent Jean-Marc FLAHAUT Illustrations Fannie LOGET


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